Nouvelles


La Presse publiait aujourd’hui une entrevue avec le chroniqueur vedette Thomas Friedman qui, après avoir couvert le conflit israëlo-palestinien, s’est tourné vers l’environnement et les énergies verte.

Il y a deux passages qui ont particulièrement attiré mon attention. Premièrement,

Q: Donc votre message est que dans le doute, vaut mieux agir?

R: Tout à fait. Que fait-on quand il y a un risque, fut-il minime, que des événements irréversibles et potentiellement catastrophiques surviennent, comme des tornades ou des inondations? On ne se croise pas les bras, on achète des assurances. Donc, que l’incertitude provienne de Saddam Hussein ou de Mère Nature, j’applique le raisonnement de Dick Cheney et j’achète des assurances…

Bien que citer une personne aussi détestable politiquement que l’ancien vice-président, je trouve que Friedman marque ici un point. En cas de doute, préparons-nous au pire et tentons de réduire les impacts de ce que nous appréhendons. Les changements proposés à l’économie et la protection de l’environnement qu’apporteraient des actions concrètes en matière de conservation d’énergie/réduction de la pollution carbonique/réduction des changements climatiques seraient bénéfiques même si le but premier d’éviter des désastres climatiques s’avérait être une chimère (ce que je ne crois pas personnellement). Agir pour la protection du climat implique, entre autre, de préserver l’eau, réduire notre dépendance au pétrole étranger, encourager l’agriculture de proximité, réduire notre consommation d’énergie et de marchandise, repenser notre système de transport des marchandises et des personnes, redévelopper nos villes pour les rendre plus humaines et moins un autel à l’automobile, etc. Toutes ceci aurait pour effet d’améliorer la qualité de vie des citoyens canadiens et ce même si les modifications climatiques n’existaient pas.

Le deuxième passage qui a attiré mon attention est le suivant :

Q: Parlant de sécurité, vous prônez une plus grande indépendance des États-Unis par rapport au pétrole provenant de pays instables. Les sables bitumineux du Canada sont-ils la solution?

R: Je ne veux pas insulter personne, mais je ne suis pas en faveur des sables bitumineux. Je crois que la quantité d’eau nécessaire à l’extraction et les impacts sur la biodiversité, entre autres, sont trop importants. Je crois qu’il serait plus judicieux pour les Américains d’éteindre les lumières que de détruire l’Alberta.

Il est facile pour nous, québécois, de taper sur les méchants albertains avec leur pétrole. Il est facile de dire qu’on a simplement à fermer la valve et tout rentrera dans l’ordre. La réalité est autrement plus complexe. Notre économie, nos services et notre confort dépendent de toutes les sources de revenus dont nous disposons. Une partie des transferts fédéraux et de péréquation, si importants au gouvernement québécois (ne justifie-t-il pas son hésitation de hausser les tarifs d’Hydro-Québec par la réduction des transferts de péréquation qui en résulterait?), proviennent de la richesse que procure les pétrodollars albertains. De plus, il ne nous est nullement avantageux de déshabiller Paul pour habiller Pierre. Ce n’est pas en mettant l’économie albertaine à terre que nous allons régler les problèmes chez nous.

Cette mise au point faite, il faut tout de même admettre que l’exploitation des sables bitumineux, telle qu’elle est pratiquée actuellement, n’a rien de reluisant d’un point de vue environnemental. Contamination de l’eau, surconsommation de l’eau, pollution de l’air, destruction d’habitat faunique, réduction de la biodiversité, incidence plus élevée de maladies et de zoopathies, émissions toujours plus élevées de gaz à effet de serre et j’en passe. Le confort de l’Alberta et de tous les canadiens repose donc sur une destruction massive d’un bassin versant, l’un des plus importants de l’Alberta, celui le Athabasca.

La nécessité est la mère de toutes les inventions, dit-on, idée d’ailleurs reprise par Freidman dans son entrevue. Le problème c’est que le contexte politique actuelle ne force pas l’innovation en matière d’exploitation des sables bitumineux. Nous avons des gouvernements en Alberta et au fédéral qui sont négationistes et qui abandonnent leurs responsabilités devant un coup d’argent facile. Tant et aussi longtemps que les représentants des propriétaire fonciers du sol canadien et albertain ne se réveilleront pas (i.e. nos représentants, nos députés), il n’y aura aucune pression sur les compagnies pétrolières à modifier profondément et durablement leurs pratiques. Elles continueront à engranger leurs profits et à menacer de partir si le statu quo change et l’Athabasca continuera de mourir un petit peu chaque jour, dans l’indifférence la plus totale.

La semaine a certainement été riche en rebondissement jusqu’à présent. Elle a débuté par une mauvaise nouvelle. Lorsque je suis allé reconduire les enfants chez la gardienne lundi, celle-ci m’a annoncé qu’elle fermait sa garderie. L’annonce en soit ne m’a pas surpris alors qu’elle avait souffert d’épuisement et d’anxiété avant les Fêtes. Cependant, je pensais, elle aussi d’ailleurs, que les choses allaient depuis. Or, il faut se rendre à l’évidence que le fait que son plus jeune fils soit maintenant rendu à l’école lui enlève beaucoup de motivation. Comprenez-moi bien, la gardienne a été très professionnelle. Elle a pendant 3,5 ans pris le plus grand soin de Vincent et de même de Gaël depuis un peu plus d’un an. Mais, prendre soin des petits des autres, c’est une vocation et quand le coeur n’y est plus…

Elle a pris cette décision après l’avoir longuement murie. Selon ce que je comprends, elle est sereine avec cette décision et elle fait face à l’avenir avec optimisme et empressement. Je lui souhaite donc bonne chance dans ce qu’elle décidera d’entreprendre.

Pour nous donc, c’est une nouvelle étape qui débute alors que les garçons devront fréquenter une nouvelle gardienne. À ce sujet, notre gardienne a été d’une générosité exemplaire en nous trouvant une remplaçante. Dans cette période où les gardiennes sont aussi en demande que l’or ou le pétrole, qu’elle ait réussi ce tour de force, je lui lève mon chapeau. Franchement, elle a toute ma gratitude. Notre nouvelle gardienne à partir du 15 février prochain est une dame d’expérience alors qu’elle exploite sa garderie depuis 9 ans. Elle travaille avec une collègue ce qui lui permet d’assurer un service en continu. Les garçons sont d’ailleurs allés chez elle aujourd’hui et ils en sont revenus tout excités à l’idée d’y retourner. C’est bon signe.

Autre grande étape, nous avons inscrit Vincent à l’école. Et oui, le petit Vincent grandit et il fera son entrée sur les bancs d’école en septembre prochain. Bon c’est juste la maternelle, mais quand même, c’est tout une étape qui s’en vient. Le devoirs, les listes scolaires, les rencontre de parents, toutes ces choses s’en viennent à grand pas. Je me surprend souvent de constater que cinq ans ont pratiquement passé depuis la naissance de mon grand garçon. Hier encore, il me semble que Julie était enceinte pour la première fois et que je l’annonçait à qui mieux mieux dans les couloirs de l’UQAR. Le temps à filé et il semble s’écouler de plus en plus vite.

2010 sera donc une année de changements : L’arrivée de Solène, le changement de gardienne, l’entrée à l’école de Vincent, la fin de mon doctorat… Décidément, rien ne sera plus comme avant lorsque les cloches sonneront la fin de l’année le 31 décembre prochain.

Depuis 2008, mon père, Alain J. Godbout s’est remis à la peinture. En semi-retraitre, il découvre les joies de l’aquarelle et il s’amuse à produire des petits chef-d’oeuvres. Il y a longtemps de ça, il m’avais demandé de lui donner la liste des aquarelles que j’aimais. Bien sûr cette liste change au fil des humeurs et des nouvelles œuvres qu’il affiche sur son blogue. Tout de même, ce soir, l’esprit un peu fatigué d’une longue journée, je me suis mis à regarder à nouveau les « toiles » qu’il a fait depuis 2008. J’ai fait une liste, notant celles qui captaient mon regard ou mon intérêt. Dans aucun ordre de préférence particulier :

Je suis heureux de partager avec lui son art par l’entremise de son blogue. Je ne fais pas beaucoup de commentaires, mais ça me fait toujours plaisir de voir une nouvelle « toile » et de nouvelles couleurs.

La semaine a certainement été mouvementée dans différents sujets. Comme plusieurs, je suis hanté par les images en provenance d’Haïti. Ce désastre est une plaie béante sur le corps du mourant le plus pauvre d’Amérique. Est-il possible de rester impassible devant cette souffrance ? Chose certaine, je ne peux que me compter chanceux d’avoir mes trois enfants, ma compagne, mon chat et mon logis. Depuis mardi, bien plus de gens qu’avant n’ont même plus ça.

Sur une note plus gaie, aujourd’hui c’est le premier cours de natation de Gaël. Son grand frère suit des cours régulièrement depuis presque deux ans et il progresse. Mais c’est aujourd’hui que cette aventure commence pour le cadet. Il est dommage que les appareils photo ne soient pas permis au PEPS de l’Université Laval. Je n’aurais pas de photo à partager contrairement à Vincent, car nous avions pu prendre des photo lors de son premier cours au Cégep de Rimouski. J’espère seulement que ça va bien aller pour mon petit! Je vous tiens au courant.

Tout d’abord, j’aimerais souhaiter la bonne année à tous le monde. 2009 fut une année riche en rebondissements, mais elle sera surtout marquée par l’arrivée de Solène le 20 septembre dernier. Julie et moi avons passé les trois derniers mois à nous habituer à la vie à cinq. Naturellement la venue d’un nouvel enfant est synonyme de stress et d’anxiété, mais elle signifie également beaucoup de moments de bonheur et d’émerveillement face à la vie qui commence.
J’espère que 2010 sera une année aussi fertile que 2009, plus même. Je souhaite être plus consciencieux dans l’entretien de mon blogue et mon site web cette année. Certes, c’est ce que je dis depuis 2007, mais avec un peu de chance, un peu d’huile de coude et quelques coups de pieds au derrière 😉 je pense y arriver.
Je vous laisse donc avec cette pensée. À dans quelques jours, je l’espère.

Nous revenons d’une visite chez le médecin, Julie et moi. Selon les résultats de l’examen et de l’échographie, il est peu probable que la dernière addition à la famille arrive à la fin du mois tel que prévu. Il faut donc s’attendre à une arrivé hâtive de la petite. Tout le monde est donc en « stand-by ». À suivre

J’ai vu hier le dernier épisode de Children of Earth. J’ai beaucoup aimé la mini-série, moi qui n’avais jamais vraiment accroché à Torchwood. La trame écrite par Russel T. Davies, John Fay et James Moran nous tenait en haleine tout au long de la série (et ce même si j’avais lu les résumés des épisodes avant). Ce que j’ai particulièrement aimé c’est la critique des société occidentales qui sous-tend toute l’histoire. Ceci dit, je dois admettre que la série avait quelque chose de déprimant.  La fin nous laisse dans un état de désire de quelque chose de positif alors que politiciens cyniques font de l’opportunisme crasse, que Torchwood est décimé et que les morts se sont empilés. Il est incertain que Torchwood fasse une autre apparition sur nos écrans, mais si cela devait se produire, j’espère que Davies ou les autres auteurs sauront nous donner quelque chose d’un peu plus joyeux.

« Page précédentePage suivante »