Le système de santé québécois demeure un système de qualité où les soins prodigués rivalisent très bien avec ceux des autres pays industrialisé. Une fois que le patient s’insère dans la chaîne de traitement, il recevra les soins dont il a besoin… mais des fois…

La Presse fait état aujourd’hui d’un cas qui laisse pantois. Un homme abandonné à son sort qui meurt sur une civière de l’hôpital parce que les différents services ne veulent pas le traiter.

Difficile ne pas être révolté quand on lit que le patient, souffrant de ce qui me semble être une gangrène, est renvoyé à la maison. Difficile de ne pas vouloir ruer dans les brancards lorsqu’on lit que les médecins de garde ne sont pas joignable, que les chefs de département disent que ce n’est pas de leur ressort, que le patient meure, faute de soins, parce que les gens qui sont supposé le traiter se renvoient la balle.

Le coroner a refusé d’établir un lien direct entre « les problèmes de communications » et la mort du patient. Il en demeure pas moins que, pour la moyenne des gens, ce qui est rapporté ici est digne d’un acte de négligence criminelle. Le mot est fort, certes, mais il représente certainement très bien ce que plusieurs penseront en lisant l’article.

Je trouve la situation d’autant plus grave que la réaction du ministre de la santé fut de se limiter à dire que le cas était « déplorable ». Combien de morts faut-il pour transformer une situation déplorable en une situation révoltante ? Combien de morts faut-il pour que les services, que le Québec paye chèrement en santé, soient fourni à toute la population ? Combien de morts faut-il pour que de telles situations ne se reproduisent plus ? Combien de morts faut-il pour que le ministre impose la loi de la décence dans le système ? Combien M. le Ministre ?

De plus, il est dommage, mais pas surprenant, de ne pas entendre le Collège des Médecins réagir à cette nouvelle. Le Collège à comme mission première d’assurer la sécurité du public. Cependant, les prises de position du Collège dans le dossier des médecins étrangers, sur la question des pénuries, sur l’attitude des associations médicales et de leurs demandes et maintenant leur silence sur les cas de plus en plus douteux qui s’accumulent dans les hôpitaux de Montréal, tout ceci montre, en apparence du moins, qu’il est devenu plus important pour le Collège de protéger la profession. Ça s’est déplorable, M. le Ministre.

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