mars 2007


Je ne m’éterniserai pas longtemps ce matin sur le résultat électoral d’hier soir. La population s’est exprimée et le grand gagnant de la soirée aura été Mario Dumont. Alors qu’à l’automne dernier ont donnait son parti pour être à l’article de la mort, le voilà qu’il forme l’Opposition Officielle. C’est un explois qui mérite d’être salué et respecté.

Ceci dit, je ne peux que m’attrister à voir le virage résolument à droite que le Québec semble être décidé à prendre. D’abord l’élection des Conservateurs au fédéral et maintenant l’élection importante des Adéquistes au provincial avec un gouvernement Libéral qui, depuis quelques années, n’est pas reconnus pour ses positions de gauche ni même de centre-gauche: la gauche québécoise doit pleurer ce soir, car près des deux tiers des suffrages exprimés n’étaient pas en leur faveur.

Autre point à souligner est le faible taux de participation: 71%, le deuxième plus faible taux depuis 1976, après celui de 2003. Il y a 30% de la population qui a refusé de s’exprimer, malgré la diversité de points de vue exprimée par les cinq partis principaux, malgré les enjeux de cette campagne. C’est un autre point que je trouve désolant. Malgré tout, 30% de la population en âge de voter aura trouvé une excuse pour ne pas s’acquitter de son droit et de remplir ses devoirs de citoyens. Désolant.

Si plusieurs analystes donnent les partis Libérals et Québecois grand perdant de cette soirée électorale, j’ai une vision un peu différente. Je crois que le grand perdant de cette élection c’est l’environnement. Le PLQ, malgré son plan Vert, n’a pas le plus bel historique en la matière (le Suroit, le Mont-Orford, l’autoroute 25, la privatisation des rivières à saumon, les aires protégées, la réforme forestière, politique nationale de l’eau, etc.). Pour ce qui est de l’ADQ, plusieurs ont déjà souligné le vide de leur plateforme et de leur idéologie. De plus, il y a plusieurs éléments de leur plateforme qui sont inquiétants pour l’environnement. Alors que les portefeuilles de l’Environnement et de la Faune souffrent depuis plusieurs années d’un manque cruel de ressources pour gérer convenablement les lois qu’il régissent, l’ADQ maintient son discours de la réduction de la taille de l’État tout en agrandissant les ressources en Santé. Deuxième élément, la réforme du ministère rataché à l’Environnement prôné par l’ADQ ne rassure personne dans le milieu. Troisième élément, la relance de Grande Baleine, projet qui d’un point de vue environnemental (écologique ou social) a été rejeté par la population à deux reprises déjà. Nous avons donc plus de 70% de la députation qui est représenté par des partis qui n’ont rien fait pour démontrer qu’ils avaient à coeur la santé environnementale de la province.  Et pourtant, on ne cesse de nous répéter depuis des mois que l’environnement est une préoccupation des québécois. Ceci ne se reflète pas dans les résultats d’hier soir.

Il ne nous reste donc plus qu’à regarder comment les forces en présence, avec une Assemblée Nationale profondément divisée, vont réussir à faire fonctionner le Parlement. C’est un gouvernement en sursis que nous avons ce matin. Reste à voir si Jean Charest va réussir à le faire survivre aussi longtemps que M. Harper à Ottawa ou s’il sera plutôt un Joe Clark ou un Paul Martin et que nous serons de nouveau aux urnes avant le printemps 2008.

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La campagne électorale tire à sa fin. Le 26 mars 2007, nous serons appelés à décider de la composition de l’Assemblée Nationale.
Nous vivons une époque où le cynisme est roi. Les grands partis ont perdu la confiance de plusieurs citoyens. Et pourtant, malgré les promesses futiles, vagues ou non-tenues, malgré les dossiers qui s’éternisent, malgré la démagogie, la rhétorique, l’idéologie ou l’utopie, malgré tout ça, je vais voter. C’est mon droit, c’est mon devoir. Il nous suffit d’ouvrir n’importe quel journal, de regarder n’importe quel bulletin de nouvelles pour voir qu’il y a tellement de gens de par le monde qui n’ont pas voix au chapitre. Ici, au Québec, nous avons la possibilité de nous exprimer. Cette possibilité, nos parents, grands-parents et nos ancêtres l’ont acquise à la sueur de leur front et parfois même à un prix plus élevé. Grâce à eux, nous pouvons réclamer, demander, critiquer et débattre à notre guise. Mais seulement en votant pouvons-nous le faire en toute légitimité.
Ayant perdu toute confiance pour les trois principaux partis, certains pensent rester à la maison le jour du scrutin. Pourtant, il y a des tiers partis qui demandent notre vote. Ils ne veulent pas voter pour eux non plus? Soit, nous pouvons toujours annuler notre bulletin. Dans tous les cas, il faut se prémunir de son droit. C’est seulement ainsi que nous pourrons préserver les valeurs qui nous sont chères. C’est seulement ainsi que les syndicalistes des luttes ouvrières sous Duplessis, que les suffragettes du XXe siècle, que les manifestant du printemps de 1968, que les opposants à la suspension de nos droits en 1970 et en 2001, que tous ceux qui nous ont précédés ne se seront pas battus en vain. Il nous appartient de reprendre le flambeau et de préserver la flamme en posant un simple geste : déposer dans une urne un petit bout de papier.
Enfin, à ceux qui disent qu’un vote pour un parti qui n’est pas donné gagnant est un vote perdu, il ne faut pas oublier que le financement des partis politique, grands ou petits, est lié au nombre de votes qu’ils obtiennent. En votant pour eux, même s’ils ne sont pas élus, nous leurs donnons une chance d’accroître leurs moyens et donc leurs chances aux prochaines élections.

Article originalement paru dans La Presse, édition du lundi 26 mars 2007, dans la section Forum en page A19.

Le Devoir de ce matin présente un article sur le vote dans notre système électoral. Cet article fait d’abord un amalgame entre l’abstention et l’annulation du vote. C’est là une grave erreur selon moi, car dans un cas l’électeur ne fait pas part de son insatisfaction face au choix qui lui est présenté. Il ne fait que rester silencieux. Dans l’autre, il indique, tant au Directeur Général des Élections, qu’au partis en présence, son refus de choisir. Il l’indique clairement. Il s’exprime. Cette distinction peu paraître mince, mais elle est importante, car dans le cas de l’annulation du bulletin, il est possible de comptabiliser l’insatisfaction. Ce n’est pas le cas de l’abstention.

Autre point abordé dans l’article est celui des philosophes, tel Sartre, et des contestataires, tel Chartrand,  qui incitent les gens à sortir du système électoral. Ces éminences, et les gens qui suivent leur exemple, prône la politique de la chaise vide. Il prône la réforme du système sans y participer. C’est là une grave erreur, car l’histoire démontre que l’humanité déteste le vacuum. Les élites, qu’elles soient politiques, sociales, économiques ou religieuses, auront tôt fait d’occuper le vide laissé par les penseurs qui s’oppsent au systèmes en se taisant. Notre gouvernance est celle d’un système représentatif. Il n’est pas parfait, loin de là. Mais la politique de la chaise vide a pour effet pervers de laisser toute la place à ceux que ces gens dénoncent. Ce sont eux qui face à une chaise vide ont tout le loisir d’agir à leur guise.

M’est avis qu’il vaut encore mieux, réformer un système politique malade de l’intérieur que de laisser des gens tordus et corrompus s’approprier les outils de l’État à leurs propres fins. Le 26, de grâce, allez voter!

Vous en avez marre de la campagne électorale? Et bien voici un petit quelque chose pour vous donner espoir: le troisième chapitre de Pirates des Caraïbes sort en salles le 25 mai prochain. Je n’avais pas particulièrement aimé le deuxième chapitre, mais At Worlds’ End a le potentiel de me raccrocher. La bande annonce est disponible. Vous pouvez la visionner sur movies.yahoo.com. Au début de l’été, vous allez certainement pouvoir me voir dans une salle de cinéma, en train bouffer du pop corn trop dispendieux et à m’amuser à jouer au pirates. Arrgh Mateys! Pass me a bottle of rum!

Il est tard et je devrais déjà être couché. Je serais donc bref. Vous trouverez ici un petit questionnaire qui pourrait vous permettre de classer les programmes des cinq partis politiques principaux en fonction de vos valeurs. Je ne dirais pas que le questionnaire est particulièrement bien fait. Il est facile d’identifier à quel parti se réfère chaque choix de réponse. Cependant, il est amusant et pourrait éclairer l’indécis qui sommeil en vous. De plus, sur la dernière page, il y a toute une série de liens qui mènent à des entrevues réalisées par les acteurs important de cette campagne électorale.

Sur ce, je vous souhaite bonne nuit, car si je ne vais pas me coucher bientôt, c’est Ti-Pooh qui va me le faire payer demain!

Je viens de terminer le visionnement d’un autre débat qui a eu lieu hier au Réseau de l’information (RDI). Animé par Dominique Poirier, il confrontait les représentants des cinq partis principaux : Scott McKay (PVQ), Line Beauchamp (PLQ), Jean Nobert (ADQ), Diane Lemieux (PQ) et Arthur Sandborn (QS).

Mes commentaires :

  1. Ce fut un débat beaucoup plus civilisé que le débat des chefs. J’ai apprécié que chaque invité avait l’occasion de présenter ses idées et généralement de répondre de façon calme et posée aux questions et attaques provenant des autres membres.
  2. Les dames m’ont impressionné. Particulièrement Mme Beauchamp. Franchement, sa performance était bien meilleure que celle de son chef. Elle était calme et charismatique tout en ayant cette étincelle. Ceci a eu pour effet de bien transmettre ses messages. Pour Mme Lemieux, j’ai aimé sa candeure et surtout sa passion.
  3. Je ne suis pas le seul a être exaspéré par la cassette du blâme que le PLQ nous sert constamment. Tant M. McKay que Mme Lemieux l’ont souligné. Il faudrait vraiment que le PLQ trouve d’autres argumentaires pour se vendre. Ça commence à faire un peu enfantin: « c’est pas ma faute, Papa! C’est lui qui a commencé! »
  4. La présences des deux petits partis: Québec Solidaire et le Parti Vert du Québec, nous a donné l’occasion de voir un peu plus ce qu’ils présentent respectivement. Comme le disais Lisa Frulla dans son analyse après le débat, il est dommage que Québec Solidaire n’ait pas daigné envoyer un de ses deux portes paroles officiels. Il est vrai que Mme Françoise David avait accepté un court débat face à M. McKay à l’émission Dutrizac sur les ondes de TQS le soir du débat des chefs. Tout de même, M. McKay était à nouveau présent et ça aurait été l’occasion de voir la direction de Québec Solidaire en action au milieu de la mêlée.
  5. Parlant de Scott McKay, il a réussi à montrer que les Verts ne pensent pas seulement à embrasser des arbres. Il a su discuter d’économie, de finances publiques, de santé… Par contre, M. McKay doit apprendre a contrôler le nombre de parenthèses qu’il fait. Ses réponses sont parfois longues et entremêlées de bifurcations qui rendent la compréhension de sa pensée difficiles. De plus, il gaspillait souvent un temps précieux et ne pouvait donc pas terminer son argumentaire.
  6. Pour ce qui est de Arthure Sandborn, il a eu l’occasion de présenter certaines idées nouvelles et les rendre attrayantes en se référant à des expériences à l’étranger, par exemple l’achat en masse de médicaments par la Nouvelle-Zélande et certains pays en Europe. Cependant, c’était le seul avec un fort accent anglophone. Dans le débat francophone, cela le désavantageait. Il s’en est tout de même bien tiré. Ceci dit, côté fiscalité, il n’a probablement pas réussi à convaincre beaucoup d’électeurs de la solidité des prévisions de Québec Solidaire.
  7. Que dire de M. Nobert… Il avait l’air piteux dans cette arène. Son message de droite avait l’air tout aussi superficiel, mais contrairement à Québec Solidaire, il n’a pas su raccrocher ses idées plus radicales sur des exemples de réussites. Il ne reste qu’un message de changement calqué sur les idéaux du Parti Conservateur du Canada. Le problème c’est que le manque de profondeur dans la pensée politique transparaissait et laissait un goût de populisme malsain. C’est bien d’être près de l’électorat et du peuple, encore faut-il être en mesure de livrer la marchandise. M. Nobert, comme son chef mardi soir, n’a pas été en mesure de convaincre que l’ADQ pouvait le faire (N.B. : le sondage Léger Marketing publié par TVA hier soir, contredit cette affirmation alors que l’ADQ progresse pour se retrouver à égalité avec les deux autres partis à 30% des intentions de vote).

À la suite de la vision de ce débat, Jean-Pierre Charbonneau, ancien député du PQ et grand défenseur de la démocratie, posait une question que plusieurs électeurs devront se poser: même s’ils ont une certaine affinité idéologique avec les Verts ou Québec Solidaire, vaut-il mieux voter selon sa conscience et risquer diviser le vote pour qu’un parti indésirable gagne? Ou vaut-il mieux voter de façon stratégique et empiéter sur sa conscience? Il n’y a pas de réponse simple à une telle question. En votant constamment de façon stratégique, les petits partis n’accèderont jamais à la Chambre. Il faudra alors toujours empiéter sur sa conscience. De plus, il faut se rappeler que chaque parti reçoit $0,50 pour chaque vote le soir de l’élection. D’un autre côté, dans un système uninomial à un tour comme le nôtre, c’est celui qui a le plus de vote qui est élu dans son comté. Il y a actuellement trois partis qui se disputent les votes plus à gauche, soit le PQ, Québec Solidaire et quoiqu’ils en disent, les Verts. Il y a donc beaucoup plus de chance de division du vote de ce côté. L’électeur devra donc voir, dans l’isoloir, ce qu’il préfère, sa conscience ou tout faire pour que celui dont il ne veut pas ne soit pas élu. Ce sera un choix difficile.

J’ai fait mon devoir de citoyen hier soir et j’ai écouté attentivement le débat entre les chefs des trois principaux partis, soit le Parti Libéral du Québec, le Parti Québécois et l’Action Démocratique du Québec. À l’instar de plusieurs analystes (1, 2, 3, 4), il est difficile de déclarer, à mon sens, un vainqueur de cette joute oratoire. Aucun des trois candidats au poste de premier ministre n’a vraiment réussi à mettre les autres KO. Ceci dit, il y a, selon moi, certains points à souligner:

  • André Boisclair (PQ) n’avait pas beaucoup à perdre dans ce débat. Désigné dans les sondages comme le moins bon chef, son image était tellement négative qu’il ne pouvait que bien faire. Ceci étant, il a livré une performance solide. Il maîtrisait bien ses dossiers, il posait des questions courtes, simples et claires. Contrairement à son habitude, il a réussis à réduire ses embellies oratoires pour rester sur un message qui me semblait facile à capter. Il a pu paraître redondant, même fatiguant, par moment avec son insistance constante à reposer les mêmes questions. Tout de même, celles qu’il a posé à MM. Dumont et Charest sont souvent restées sans réponses, ou à tout le moins sans réponses claires.
  • Jean Charest (PLQ) arrivait dans un drôle de position. Il est reconnu comme un débatteur redoutable, mais c’était la première fois qu’il devait défendre un bilan. Celui-ci n’est guère reluisant aux yeux des électeurs et M. Charest a été forcé de le reconnaître d’entrée de jeu. Ceci dit, je n’ai pas eu l’impression qu’il a réussi à établir un lien avec les gens assis devant leur téléviseur, du moins pour la première moitié du débat. Il semblait las, il évitait plus souvent qu’autrement de regarder la caméra ou son interlocuteur, se référant constamment à ses notes. Ce n’est que lorsque M. Dumont à sorti son « lapin » que M. Charest semble s’être réveillé. Il était trop tard. Le gros du débat était passé. L’autre problème à mes yeux est la poursuite des lignes d’attaques utilisée par le PLQ depuis qu’il est au pouvoir: si les choses ne marchent pas, ce n’est pas de leur faute, c’est celle du gouvernement précédent qui a… Cette réplique me semble vieille et usée. Je pouvais comprendre un tel argument lorsqu’ils sont arrivés au pouvoir en 2003, mais quatre ans plus tard, ils ont eu amplement l’occasion de réparer les pots cassés. L’échec qu’ils vivent aujourd’hui sur certain dossiers (environnement, impôts, santé, etc.) est aussi le fruit de leur gouvernance. Le dernier point à souligner, c’est la tendance qu’ont les libéraux à s’accaparer l’entière responsabilité de réussites dont les bases ont été mises en place avant leur arrivée au pouvoir. Le déséquilibre fiscal, l’entente sur la santé, la relance de l’économie, l’assainissement des finances publiques, se sont tous des dossiers dont les bases avaient été jetées par le passé. Le PLQ ne peut pas prétendre avec honnêteté qu’il en est le seul responsable.
  • Pour ce qui est de Mario Dumont, là je dois être en profond désaccord avec les journalistes qui lui donne une excellente note pour ce débat. Si je lui accorde le fait qu’il a su continuellement placer des petites phrases courtes et assassines dont il est passé maître avec les années, le reste de sa performance m’a semblé plutôt terne, voir molle. Quatre jours après son passage à Tout le monde en parle (l’émission est diffusé le dimanche, mais enregistrée le jeudi précédent), il avait encore de la difficulté à répondre à des questions d’ordre économique. Pour un économiste de formation c’était pitoyable. Certains diront: «la question d’André Boisclair (quelle est la marge de maoeuvre du Québec?) était une question piège puisque tout le monde sait que le Québec n’en a pas.» Si cela est vrai, la réponse de M. Dumont, dont une grande partie de la plateforme repose sur le conservatisme et la responsabilité fiscale, aurait dû le dire. Mais dans un tel cas, il ferait face à une contradiction: sans marge de manœuvre comment peut-il espérer financer ne serait-ce qu’un cent des 1,7 milliards de dollars de nouvelles dépenses qu’il compte faire? L’autre point négatif pour M. Dumont fut son coup des notes de service. Il a tenté d’utiliser la même tactique que M. Charest avait utilisée pour complètement désarçonner Bernard Landry au débat de 2003. Or, il avait plus l’air désespéré qu’agressif dans cette séquence. En plus, nous savons aujourd’hui que le contenu des lettres ne contredisait en rien les dires du gouvernement alors qu’elles ne recommandaient aucune mesure. De plus, un ingénieur du ministère des Transports a statué sur les ondes de Radio-Canada, à Québec, ce matin, que les constats soulignés dans ces notes n’avaient rien à voir avec les causes de la défaillance structurelle du viaduc de la Concorde. Le coup est donc tombé à plat et avait plus l’air démagogique qu’autre chose. En bref, le débat à mes yeux aura prouvé une fois de plus que si on gratte un peu le verni de Mario Dumont, on s’aperçoit qu’il y a un manque flagrant de profondeur dans sa pensée politique. Il est bon pour capter l’attention, mais pour ce qui est de la maintenir et d’aller au bout des choses, il faudra repasser.

Est-ce que cette analyse veut dire que j’ai décidé de voter pour le PQ? Probablement pas. Des trois en présence, c’est peut-être la performance M. Boisclair qui m’a le plus plu, mais le PQ continu d’avoir les mêmes défauts au lendemain du débat qu’à la veille : c’est un parti qui est prisonnier d’une idéologie, incapable de se renouveler en profondeur, qui est apte à s’entre-déchirer plutôt qu’à s’atteler aux tâches qu’il s’est fixé et pour ce qui est de la question environnementale, chère à mes yeux, son historique des quinze dernières années n’est pas reluisant. Il y a d’autres options et je continue de pencher en ce sens et ce même si mon vote ne portera pas de candidat à l’Assemblée Nationale.

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